Soirée inoubliable. Nos dix huit ans. A elle*, à moi. On a partagé ce moment avec Amandine. Mon dieu, j'me suis jamais sentie autant planée que cette nuit là ...
On sort du bus : "bib, on s'est pas fait sifflée là"? Si, bien sur que si. Mais je l'ignorais. Comme le vieu crouton de la Poste. Les jeunes hommes de Victor Hugo.
C'est bon de se sentir regarder. Observer.
Bar à Tapas. La bière est descendue toute seule. Amandine nous bouge ses fesses, ses hanches. Haagen Daz.. Ventres éclatés. Nous trois, encore une fois. J'ai vraiment sourri.
Maelle et moi, dans les bras, Amandine va taxer une clope. Un jeune homme, veut un calin lui aussi. Maelle refuse, moi non. Je ne suis plus en état de refuser quoique ce soit, et de qui que ce soit.
De trois, nous sommes passées à cinq. De cinq, nous sommes passer à sept. Deux jeunes hommes. Un petit, un grand. Julien, mais l'autre, inconnu au bataillon. J'ai sourri. De sept, nous sommes passées à huit. Un turque, Honnor. J'ai sourri.
Estancot. Sable dans les pieds. Shooter. Rhum. Mangue.
Barbe Rousse. Retrouvailles. J'ai adoré, aimé. Mon Dieu, son sourrir. Bib, ta gueule. J'ai sourri. Mon coeur s'est réchaufé, l'espace d'un instant, l'espace d'une bise. Un baiser sur la joue. Chaudes. Bib, ta gueule.
Manu Chao. Noir désir. Maelle m'embrasse. Amandine me pince les hanches. J'écrase les pieds d'un homme. Pardon. On m'a éfleuré les hanches, touché les épaules. Je ne pouvais m'empecher de sourrir. La tête me tournait. Je ne sentais plus mes pieds. Je flottais. C'est une sensation qui dure depuis plus d'un mois, mais je ne m'y habitue toujours pas.
London Pub. Close.
Vertigo.
Il l'elaçait. Il m'enlaçait. Un autre homme me touchait. Je sentais le souffle rrauque dans mon cou. Il me regardait. Mon corps, mes yeux, ma bouche. Un centimètre. Bientiot. Non, je me résigne.
Le sosie d'Helmut Fritz me colle. Repugnant.
La musique se faisait sourde dans mes oreilles, je voyais Maelle prendre du bon temps. Elle en a bien besoin, elle à présent. Ca été son tour il y a peu. Les mecs, tous les memes. J'ai toujours eu raison, finalement, mais malheureusement. Malgré ces dernières années passées, les princes charmant n'existent pas.
Une prochaine fois, sans doute. Mon coeur était trop réchauffé. Il devait refroidir.
On a fait la fermeture. Deux mecs nous ont suivi "hé mesdemoiselles, vous allez où? hé revenez"!!
"Bib, on tourne à gauche, et on court". Court, ne t'arette pas. Je lui criais qu'il n'y avait pas de quoi s'affoler. Cependant, mes pieds la suivaient. Ils ne s'arettaient pas. J'étais fatiguée; l'alcool commencait à me raidir. Je courait, loin derrière elle. Trop loin pour ma fierté. Merde. Je la rejoins. Cachées dans le parc du Barberousse. J'y serais bien retournée. Remontée le temps. Je n'y serais sans doute jamais rentrée si j'avais su. En fait, je n'en sais rien. Je me pose encore la question, alors que je ne devrais pas. Rien n'y fait. Ma tête est occupée. Merde, non ce n'est pas le moment. Je me suis endormie à ses cotés, à coté de celle qui ne m'a jamais laissé tomber, celle qui me surveillait, celle qui m'a toujours aimé, malgré nos hauts e tnos bas. On n'a jamais ceser de s'aimer. Et le meilleure est à venir.
La fin de la nuit s'est terminée à la Gare. On s'est endormie dans le bus.
A 12h, j'ai pris le bus, pour Mens. Et c'est repartie pour une nouvelle soirée.
Repeat. Je m'étais rpévenue. Je n'areterai pas ce rythme, pas maintenant, mon coeur se répare. Doucement. Mais il y a eu un bon en avant. La, il y a peu. Et je retrouve les miettes. Il recommence à battre.
Laurène m'a promis de recommencer avec elle. Avec Maelle. Avec Elisa. Avec Amandine. Amandine. Et Amandine. Antoine. etcétéra. Oui, un énorme étcétéra =)
Soon. Fin du Bac